Responsive city : un nouveau modèle pour la ville du futur ?

 La smart city serait-elle déjà has been ? Fruit d’une vision de l’urbanisme des années 2000, la smart city est née de l’explosion des technologies de l’information et de  la communication au cours des années 1990. Les villes se sont engagées dans ce processus de technologisation, en particulier avec de nouveaux systèmes de gestion de services urbains (eau, transports…). Aujourd’hui, élus et urbanistes cherchent à faire évoluer le modèle. Ils souhaitent notamment remettre les enjeux humains et sociétaux au cœur des préoccupations des villes. C’est dans ce contexte qu’émerge le concept de responsive city : une ville intelligente à l’écoute de ses citoyens.

 

Abylon a assisté à la conférence “Smart city : comment la responsive city facilite la vie collective et améliore la qualité de vie ?”, organisée par EBG. Des acteurs publics et privés ont fait part de leurs travaux et réflexions sur ce nouveau paradigme de ville. Comment contribuent-ils à construire la responsive city ? Voici quelques exemples choisis pour mieux appréhender cette vision de la ville. 

 

Une smart city qui met les données au service des usagers

Olivier Testelin, directeur des systèmes d’information de la ville de Vincennes, insiste sur un point : l’homme doit être au cœur de la construction de la ville intelligente. Le numérique permet l’optimisation des flux. Il a aussi un rôle à jouer pour donner la parole aux habitants et recréer du lien entre l’administration et les citoyens. C’est à partir de ces convictions que Vincennes a développé deux plateformes : 

  • Une plateforme interne qui centralise toutes les demandes des usagers dans une stratégie omnicanale. Quelle que soit la provenance de la demande (accueil physique, appel téléphonique, demande en ligne), elle est consignée dans cette plateforme. Objectif : gagner en efficacité et simplifier le parcours des citoyens. 
  • Une plateforme collaborative de civic-tech : “Ensemble, innovons, simplifions”. Les habitants sont invités à partager leurs idées pour que le développement de la ville réponde réellement à leurs besoins et usages. 

 

Des entreprises à impact pour une ville plus responsable 

La responsive city s’appuie sur les mêmes leviers que la smart city : data, internet des objets… Seule différence : tous ces outils sont mobilisés pour s’adapter aux besoins des citoyens et améliorer leur qualité de vie. En cela, l’économie collaborative portée par des start-ups a toute sa place dans une ville responsive. Avec leur business model construit sur une relation gagnant-gagnant, ces entreprises innovantes orientent la consommation vers l’usage plutôt que la propriété. Ainsi, Allovoisins, leader dans le domaine du service à la personne, s’investit pour recréer du lien social et lutter contre l’exclusion. La start-up Facility propose quant à elle un service de syndic immobilier de proximité. Dans les deux cas, les fondateurs insistent sur l’importance de la communauté à la fois pour remettre de la confiance dans nos interactions quotidiennes et faire bouger les lignes à un niveau plus global. 

 

La responsive city ne remet pas en cause l’émergence de la smart city mais elle interroge ses limites. La smart city est en effet souvent pensée comme un concentré de technologies, laissant à la marge les habitants. La responsive city rappelle une des principales convictions d’Abylon, que nous mettons en œuvre dans nos missions : la technologie n’est pas la fin mais le moyen. Une façon de faire entrer les politiques de la ville dans l’ère de l’expérience citoyen.